Arrêt de travail refusé : vos recours étape par étape — AssurMag
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Arrêt de travail refusé : vos recours étape par étape

Contre-expertise médicale, médiation, recours judiciaire — les options disponibles selon votre situation.

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Pourquoi les assureurs refusent les arrêts de travail

Les refus d'indemnisation pour arrêt de travail sont parmi les litiges les plus fréquents et les plus douloureux. L'assuré est déjà dans une situation de vulnérabilité — malade, parfois sans revenus — et se retrouve à devoir se battre contre son assureur.

Les motifs de refus les plus courants : invocation d'une pathologie préexistante, contestation du lien entre l'arrêt et l'activité professionnelle, et surtout l'avis du médecin-conseil de l'assureur qui contredit celui du médecin traitant.

Le médecin-conseil de l'assureur

Votre assureur a le droit de mandater un médecin-conseil pour évaluer votre état de santé. Ce médecin, bien que soumis au secret médical et au code de déontologie, est rémunéré par l'assureur. Son avis peut différer de celui de votre médecin traitant — et c'est souvent sur cette divergence que repose le refus.

Votre droit : Vous pouvez demander une expertise médicale contradictoire, c'est-à-dire faire examiner par un médecin indépendant et confronter les deux conclusions. Ce droit est inscrit dans la quasi-totalité des contrats de prévoyance.

La clause de pathologie préexistante

C'est l'argument favori des assureurs. La logique : si votre arrêt de travail est lié à une pathologie qui existait avant la souscription du contrat, l'assureur peut refuser la prise en charge. Mais cette clause a des limites strictes :

En pratique, les assureurs invoquent souvent cette clause de manière trop large. Une dépression survenant 3 ans après la souscription n'est pas nécessairement une pathologie préexistante non déclarée.

Les recours disponibles

Délai de prescription : Vous avez 2 ans à compter du refus pour engager une action. Ce délai est suspendu pendant la médiation.

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