Le problème des preuves
Après un cambriolage, la question des preuves est centrale. Votre assureur a le droit de vous demander de justifier l'existence et la valeur des biens volés. Mais il ne peut pas exiger des preuves impossibles à fournir — et c'est là que beaucoup d'assurés se font flouer.
La règle de base : la charge de la preuve est partagée. Vous devez apporter un faisceau de preuves plausibles, pas une preuve absolue pour chaque bien volé.
Les preuves alternatives acceptables
- Photos de famille ou de voyages sur lesquelles les objets sont visibles — valeur probante reconnue
- Relevés bancaires et extraits de carte de crédit montrant des achats correspondants
- Emails de confirmation de commandes en ligne (Amazon, Fnac, etc.)
- Témoignages écrits de proches ayant eu connaissance des biens
- Photos publiées sur les réseaux sociaux montrant les objets
- Garanties et notices d'utilisation, même sans facture
Les plafonds par catégorie
Attention aux plafonds catégoriels de votre contrat. Beaucoup de contrats prévoient des limites spécifiques pour les bijoux, le matériel informatique, les espèces, les œuvres d'art. Ces plafonds sont souvent bas et ne figurent que dans les annexes du contrat.
La valeur à neuf vs la valeur de remplacement
Certains contrats prévoient le remboursement à la "valeur à neuf", d'autres à la "valeur de remplacement" (qui tient compte de la vétusté). La différence peut être considérable pour les appareils électroniques. Vérifiez quelle formule s'applique dans votre contrat.
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